Musique ( pour tous ceux qui aiment la pluie)

Une goutte d'eau sur une gamelle en fer
Donne le la pour une douce mélodie
Qui clapote sur le sol assoiffé de pluie
Un oiseau vient l'accompagner le bec en l'air

Et retentit une joyeuse symphonie
Avec l'écho mouillé des feuilles qui respirent
Les ruisseaux engourdis se secouent et soupirent
Puis rient à grands hoquets sur la lande jaunie

Puis le vent siffle à son tour un refrain nouveau
Que reprennent presqu'en sourdine les roseaux
Tendre berceuse avec la nuit qui s'étale
Les fleurs vont refermer peu à peu leur pétales

Les parfums à leur tour vont monter dans la nuit
Et la pluie étinceler aux noirs réverbères
J'écoute encore un peu la chanson qui s'enfuit
Avant de m'envoler au –dessus de la terre
Musique ( pour tous ceux qui aiment la pluie)
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# Posté le dimanche 08 juin 2008 17:20

Modifié le dimanche 08 juin 2008 17:36

Reste encore un peu

A l'heure où les anges du soir bercaient nos rêves
Tu prenais ton ouvrage et tu gardais l'éveil
Ton aiguille courait pendant notre sommeil
Pour habiller avant que la nuit ne s'achève
Tous nos jours des chiffons que tes mains assemblaient


Ces chiffons à bas prix que ton art transformait
En pantalons de golf ou robes de princesses
Papa disait parfois « Mais à la fin tu cesses »
Tu souriais pour lui et l'ourlet reprenait
Sans prendre garde à tes doigts où le sang perlait


Nous étions sept et du matin au soir abeille
Tu travaillais pour nous distribuais baisers
Compliments gronderies et venait appaiser
Un cauchemar d'enfant qu'une terreur réveille
Réfugié dans tes bras la lampe s'allumait

L'univers de la nuit prisonnier de la flamme
Un instant vacillait vaincu par ton sourire
Et ces mots douceurs que toi seule savait dire
Je cherche dans tes yeux le reflet de ton âme
Et je trouve la nuit qui t'emporte à jamais

Je voudrais te dire encore ô petite Mère
Combien ton amour et la chaleur de tes mains
Illuminent toujours mes plus sombres chemins
Reste avec moi écoute moi petite Mère
Avant de te laisser glisser dans ce marais


Ou passé et présent se trouvent emmêlés
Ah pouvoir figer le temps et te rappeler
Avant que ta lumière éclairant mon visage
Ne s'enlise avec toi loin dans ce marécage
Reste encore un peu

# Posté le lundi 02 juin 2008 02:47

Modifié le dimanche 08 juin 2008 17:13

Maman

Un peu plus chaque jour mon image s'efface
Je voudrais tenir ta main mais tu recommences
A gravir le chemin d'une autre existence
Où je sens peu à peu que je n'ai pas ma place

Tu as veillé sur moi et mon tour est venu
De regarder partir celle qui fut mon ange
Sur ce chemin étroit où la raison dérange
Le présent le passé d'un royaume inconnu

Ô Maman dans ton nouveau monde où jeune et belle
Dans ce pays où tes rêves sont sans retour
Tu souris et te perds dans ces jolis détours
Quelque part là bas dans ton enfance éternelle
Maman

# Posté le lundi 19 mai 2008 02:57

Modifié le samedi 31 mai 2008 17:38

L'autre monde

Il est d'étranges soirs d'où surgissent mes rêves
De sublimes pays où s'efface mon corps
Lorsque la douleur à l'oubli sonne du cors
J'erre par ces forêts qu'une nouvelle sève
A tirées de l'asphalte et vais heureuse alors

Je noie aux sources le goût corrompu des villes
Et je renais enfin à l'antique saveur
Des couchants s'écartelant de mille couleurs
Tandis que se bercent les eaux tout près d'une île
De cygnes de roseaux et de saules pleureurs

La barque du pêcheur est l'unique refuge
Le char bercé d'aurore où repose l'espoir
Au fil des souvenirs je glisse dans les soirs
Que vient me dessiner l'habile subterfuge
Le désir en est doux et j'en ai le pouvoir

J'arrive en un séjour que peuplent les amants
Le jour y meurt d'azur dans un rêve de lune
Et de l'eau qui s'endort un sillage d'écume
Vient modeler le soir aux mauves du couchant
Phares des roseaux bleus les nénuphars s'allument

Le soleil s'ophélise au c½ur de mon étang
Tandis qu'en pleurs d'argent le croissant s'illumine
L'oiseau de mille voix dit la douleur divine
Tout l'amour du monde et comme un enchantement
Sa musique déferle et me fige invisible
L'autre monde

# Posté le lundi 28 avril 2008 11:47

Soleil couchant

Belle la jeune fille assise à sa fenêtre
Elle a le pouvoir de regarder l'avenir
Et de prendre à l'horizon ses jours à venir
Le soleil couchant dessine sa silhouette

Elle est si belle un instant ses yeux clairs s'attardent
La voile qui s'éloigne au loin fragile esquif
Ira bientôt se perdre au milieu des récifs
L'étoile qui se lève au ciel sa seule garde

Brillera jusqu'au matin qui viendra l'éteindre
La jeune fille aura refermé ses volets
La lune lentement de ses rayons vient ceindre
Son front si familier qu'un rêve alourdissait

Combien pour rouvrir à nouveau cette fenêtre
Regarder encore un peu cette silhouette
Les chevaux de la nuit galopent dans l'espace
Et cette image au fond de mon passé s'efface
Soleil couchant
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# Posté le lundi 21 avril 2008 09:01

Modifié le lundi 28 avril 2008 11:48